Damien QuerliozChercheur en microélectronique

Starting Grants

Portrait
Après l’étude de la physique à l’École normale supérieur et de la microélectronique à l’École supérieure d’électricité, Damien Querlioz obtient son doctorat à l’Université Paris-Sud en 2008. Il effectue des séjours postdoctoraux à l’Université Stanford (USA) et au CEA LIST, puis rejoint comme chargé de recherche CNRS l’Institut d’électronique fondamentale (IEF), devenu aujourd’hui le Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N). Damien Querlioz développe des concepts en nanoélectronique reposant sur les nouvelles technologies mémoire et sur la bioinspiration. Il effectue cette recherche interdisciplinaire en lien avec des groupes de composants, de nano-physique, de neurosciences et d’informatique théorique. Depuis 2017, il anime l’équipe INTEGNANO du C2N. Damien Querlioz est expert à l’Observatoire des Micro et Nanotechnologies, membre du bureau du GDR interdisciplinaire BIOCOMP et membre du comité de management du programme Européen COST MEMOCIS.

Projet NANOINFER - Intelligent Memories that Perform Inference with the Physics of Nanodevices

Nanoélectronique : vers des systèmes intelligents proches de la mémoire humaine


En développant des concepts en nanoélectronique reposant sur de nouvelles technologies de mémoire et des principes de bioinspiration, Damien Querlioz, chercheur au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N), espère concevoir une mémoire informatique plus rapide et efficace en énergie. Le projet qu'il mène dans ses recherches, NANOINFER, vient d'être récompensé par une bourse ERC Sarting Grant 2016.

Reconnaissance des images et de la parole, interactions avec le monde réel… La gestion des tâches dites « cognitives » reste un des grands enjeux de l’électronique moderne. Si les humains sont très performants pour la réalisation de telles tâches, les ordinateurs gaspillent en revanche une énergie considérable à les effectuer, du fait de la séparation entre leurs unités de calcul et de mémoire.

Pour dépasser cette inefficacité, le projet NANOINFER vise à concevoir des mémoires « nativement intelligentes » associant le calcul et la mémoire pour raisonner à partir des données qu’elles stockent. Pour y parvenir, ces recherches exploitent la physique de nanocomposants émergents ainsi que des circuits CMOS (Complementary Metal Oxyde Semiconductor) innovants. En combinant études physiques, conception de systèmes microélectroniques et analyses théoriques, ce projet interdisciplinaire ouvre la voie à une électronique plus efficace en énergie, dont les principes de fonctionnement s'éloigneront de ceux des ordinateurs pour se rapprocher de ceux la mémoire humaine.

Image retirée.
© C2N
Image représentant les différents nanodispositifs étudiés dans NANOINFER.
(a) Composants memristors organisés en matrice (b) Composants spintroniques stochastiques (c) Composants spintroniques associant effet mémoires et effets stochastiques.